Agoranov, incubateur deeptech à Paris : programme et sélection
- Lieu
- Boulevard Raspail, Paris 6e
- Secteurs
- Industrie & Greentech, Numérique, Santé
- Locaux
- 2 300 m², bureaux et laboratoires
- Projets
- Plus de 600 incubés (site, 2026)
Un incubateur public né de la recherche parisienne
Agoranov se présente comme « l’incubateur Sciences & Tech de Paris ». Il a vu le jour en 2000, à l’initiative de l’université Pierre et Marie Curie, de l’université Paris-Dauphine, de l’École normale supérieure, de ParisTech et de l’Inria, selon un reportage de Frenchweb publié en 2014. Il est installé depuis 2012 boulevard Raspail, dans le 6e arrondissement.
Ses soutiens affichés sont publics : Région Île-de-France, Ville de Paris, ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Fonds social européen. Parmi ses partenaires figurent PSL, Sorbonne Université, Télécom Paris, l’ESPCI, l’Inria et le CentQuatre.
Quels projets sont accompagnés
L’incubateur cible les projets de création d’entreprise innovante dans trois domaines : industrie et greentech, numérique, santé. Les promotions récentes le montrent. En 2026, Agoranov a fait entrer des projets comme Thirty2 (colorants biosourcés pour le textile), Exora (production de froid à partir de chaleur industrielle perdue), Qluster (calcul sur processeurs quantiques photoniques) ou Dolinnov (traitement non opioïde de la douleur chronique).
Le site revendique plus de 600 projets incubés, plus de 6,6 milliards d’euros levés et plus de 25 000 emplois créés. Sorbonne Université cite parmi les anciens incubés Doctolib, Dataiku, Criteo, Alan et Shift Technology, ainsi que Deepki, Ÿnsect et DNA Script. En 2014, Frenchweb rapportait que les fondateurs de Criteo s’étaient rencontrés chez Agoranov.
Ce que comprend l’incubation
Chaque projet est suivi par un chargé d’affaires, son interlocuteur principal, rattaché à l’un des secteurs de l’incubateur. L’équipe compte aussi un chargé du programme d’accélération, un ingénieur R&D et des entrepreneurs en résidence.
L’hébergement occupe 2 300 m² : bureaux privatifs, open space, laboratoires secs et humides privatifs, salle froide climatisée, deux hottes, salles de réunion. Pour une startup en biologie ou en chimie, cela évite de chercher une paillasse ailleurs.
S’y ajoutent un programme d’accélération, avec ateliers et permanences animés par des experts, des industriels et des anciens, et l’accès à une communauté de plus de 1 000 entrepreneurs passés par l’incubateur.
Comment se passe la sélection
La candidature suit quatre étapes. Vous décrivez d’abord votre projet dans un questionnaire en ligne, traité de manière confidentielle. L’équipe vous recontacte ; si le projet est éligible, elle mène une expertise économique et technologique.
Vous présentez ensuite le projet devant un comité d’experts, qui transmet sa recommandation au comité de sélection. Votre chargé d’affaires vous annonce la décision. En cas d’accord, vous signez une convention d’incubation avec Agoranov.
Le site ne publie ni tarif ni calendrier de promotions. En 2014, Frenchweb indiquait que les startups payaient un loyer inférieur au marché, pour un programme de 24 mois, et que l’incubateur ne prenait pas de participation au capital. Ces conditions sont à confirmer directement auprès de l’équipe.
Deux programmes au-delà de l’incubation
Le programme Jeunes Entrepreneurs en Résidence accueille de jeunes diplômés dans l’équipe pendant 6 à 12 mois. Ils participent à la sélection des projets et travaillent avec les fondateurs. Depuis 2004, 40 personnes l’ont suivi ; selon l’incubateur, plus d’une sur deux a ensuite rejoint une startup incubée.
Le programme Startups à l’École fait travailler des élèves sur des problèmes réels posés par des startups. Agoranov annonce près de 8 000 élèves impliqués depuis 2015, avec 200 startups.
Notre avis
Agoranov convient à un projet à forte composante scientifique ou technique en Île-de-France, surtout s’il a besoin d’un laboratoire. Un projet sans innovation technologique, comme un commerce ou un service local, ne correspond pas à ses trois secteurs : un réseau généraliste d’aide à la création sera plus adapté.