Bultza Initiative Pays Basque : prêt d’honneur et conditions
- Prêt d’honneur
- 1 500 à 15 000 €, à taux zéro
- Durée
- 24 à 48 mois
- En 26 ans
- 2 157 lauréats
- Suivi
- Gratuit pendant 3 ans
Une plateforme qui finance sans monter les dossiers
Bultza Initiative Pays Basque est une association du réseau Initiative France, dont le siège est à la Chambre de métiers et de l’artisanat des Pyrénées-Atlantiques, à Bayonne. Elle intervient depuis 26 ans dans l’intérieur du Pays Basque et depuis 18 ans sur la Côte basque. La Communauté d’agglomération Pays Basque participe à son financement.
Son fonctionnement est particulier : Bultza ne monte pas les dossiers elle-même. Elle se présente comme le bras financier des structures d’appui existantes. Les dossiers sont préparés par des partenaires habilités, la CCI Bayonne Pays Basque, la Chambre de métiers et de l’artisanat, ou les centres d’appui de l’intérieur Odace, Indar et Aldatu. Ce partenaire donne un avis écrit, puis assure le suivi de l’entreprise pendant toute la durée du prêt.
Les montants et les fonds
Le prêt d’honneur est accordé sans intérêt ni garantie personnelle, à la personne et non à l’entreprise. Son montant varie entre 1 500 € et 15 000 € selon l’apport du porteur de projet. Il se rembourse en 24 à 48 mois.
Des fonds peuvent s’y ajouter : jusqu’à 8 000 € pour la reprise d’une boulangerie, 2 500 € avec le fonds Errobi, et de 3 000 € à 10 000 € avec le fonds Néo Terra de la Région, surtout pour reprendre une entreprise dont le cédant a au moins 55 ans. Les demandeurs d’emploi, les moins de 30 ans et les bénéficiaires des minima sociaux peuvent cumuler avec un prêt BPI PHS de 1 000 € à 8 000 €, remboursable en 12 à 60 mois.
Qui peut en bénéficier
Le territoire est divisé en deux zones, chacune avec son fonds, son comité et son règlement. Le fonds de l’intérieur du Pays Basque s’adresse aux créateurs et repreneurs relevant de la Chambre de métiers ou de la CCI, avec un projet jugé viable et l’intention d’emprunter auprès d’une banque.
Le fonds Côte basque est plus sélectif. En création, il est réservé aux entreprises de production, aux services aux entreprises de production et à la production immatérielle, comme l’informatique. En reprise, il couvre tous les secteurs quand le cédant a au moins 55 ans ou un problème de santé, quand il s’agit d’une boulangerie, ou quand des salariés reprennent leur entreprise.
Comment se passe la décision
Une fois le dossier monté avec le partenaire, vous présentez votre projet devant le comité d’agrément de votre zone. Il réunit des représentants des chambres consulaires, des banquiers, des experts-comptables et des chefs d’entreprise. Le prêt d’honneur ne remplace pas un prêt bancaire : il doit faciliter son obtention, et vous restez libre de choisir votre banque.
L’association s’engage à suivre gratuitement le porteur de projet pendant 3 ans. Selon la page de ses missions, un parrainage par un chef d’entreprise ou un jeune retraité est proposé à 30 % des lauréats.
Ce que disent les chiffres
Bultza revendique 2 157 lauréats en 26 ans, dont environ 60 % en milieu rural, et environ 20,8 millions d’euros de prêts à taux zéro accordés, prêts BPI et Néo Terra compris. Elle annonce plus de 4 347 emplois nets créés. Pour 1 € de prêt d’honneur, les banques prêteraient en moyenne plus de 7 € en complément.
Le taux d’échec à 3 ans est de 5 % en moyenne sur 26 ans, hors prêts BPI. Pour l’année 2025, il a été de 9 %. En 2020, l’association a accordé 80 prêts liés à la crise sanitaire, pour environ 900 000 €.
Notre avis
Bultza convient à un créateur ou un repreneur du Pays Basque qui a besoin de fonds propres pour décrocher un prêt bancaire. Sur la Côte basque, un projet de commerce ou de service aux particuliers en création n’entre pas dans les critères publiés. Le point d’entrée n’est pas Bultza mais l’un des partenaires qui montent les dossiers.