À propos de son réseau
France Active Bourgogne-Franche-Comté : financer et incuber
Ce lieu d’accueil fait partie de ce réseau : l’article présente le réseau, pas ce seul lieu.
- Antennes
- Dijon et Besançon
- En 2025
- 325 structures, 22,2 M€ mobilisés
- Incubateurs
- Le T et Frui’T, 9 mois
- Avance ARDEA
- 2 000 à 45 000 € à taux 0 %
Une association régionale née en 2026
France Active Bourgogne-Franche-Comté est née de la fusion de France Active Bourgogne et de France Active Franche-Comté, annoncée en juillet 2026. Les deux associations étaient présentes chacune sur leur territoire depuis plus de 20 ans. La structure régionale garde deux antennes : avenue Françoise-Giroud à Dijon pour la Bourgogne, avenue Georges-Clemenceau à Besançon pour la Franche-Comté.
L’association finance, forme et accompagne les entrepreneurs dont le projet sert l’emploi, le territoire ou la transition écologique. Elle cible aussi les créateurs qui accèdent mal au crédit bancaire et ceux des zones rurales ou des quartiers prioritaires. Pour 2025, elle annonce 325 structures accompagnées, 22,2 millions d’euros de financements mobilisés et 2 513 emplois créés ou consolidés.
Deux incubateurs de neuf mois
Le T accompagne les projets engagés en Côte-d’Or, dans la Nièvre, en Saône-et-Loire et dans l’Yonne. Il est né d’un constat posé en 2018 : la Bourgogne manquait d’un dispositif pour lancer des projets d’utilité sociale. Le parcours dure neuf mois et alterne séminaires collectifs, suivi individuel, codéveloppement, heures de conseil spécialisé, mentorat et recherche de financements. Il se termine par Station T, où chaque porteur de projet pitche devant les partenaires. L’appel à candidatures est annuel, avec une sélection en présentiel à Dijon.
Frui’T joue le même rôle dans le Doubs, le Jura, la Haute-Saône et le Territoire de Belfort, en coopération avec Clus’Ter Jura et Coopilote. Il accepte une personne seule ou un collectif de trois personnes au plus. Le parcours court d’avril à décembre, en trois phases : poser les bases, structurer et tester, consolider. Les candidatures sont ouvertes chaque année de janvier à mars, et la sélection se fait en présentiel à Besançon fin mars.
Les financements régionaux qu’elle instruit
Pour l’avance remboursable TPE création-reprise (ARDEA) de la Région, France Active vérifie l’éligibilité, construit le plan de financement et prépare la demande. Il s’agit d’un prêt à taux 0 % de 2 000 à 45 000 €, versé à l’entreprise sans garantie ni caution. Il se rembourse par trimestres sur deux à six ans, après trois mois de différé. Il vise les TPE de l’artisanat, de l’industrie, du commerce et des services, jusqu’à 10 salariés en création et 20 en reprise. Un prêt bancaire au moins égal doit compléter le plan de financement.
La prime à la création-reprise dans les territoires fragilisés (PCRTF) est une subvention qui peut atteindre 3 000 €. Elle concerne les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires de minima sociaux et les jeunes sans revenus qui ouvrent un commerce, un café, un restaurant ou un service dans un local situé en quartier prioritaire ou en zone rurale revitalisée de la région. Le porteur doit détenir au moins 50 % du capital.
S’y ajoutent les outils communs au réseau France Active pour accéder au crédit bancaire et obtenir des financements solidaires.
Comment prendre contact
Le premier pas passe par le formulaire du site, où vous indiquez où en est votre projet et votre besoin : financement, stratégie, formation en gestion financière, réseau ou impact. L’équipe analyse la demande puis indique le programme ou le financement auquel vous pouvez prétendre.
Notre avis
France Active Bourgogne-Franche-Comté convient à un créateur de la région qui a un projet à dimension sociale, écologique ou territoriale, ou qui peine à convaincre une banque. Ses incubateurs demandent de s’engager neuf mois et de passer une sélection. Un projet sans finalité d’utilité sociale peut tout de même passer par elle pour l’ARDEA, ouverte à toutes les TPE éligibles.