Quest for health à Strasbourg : incubateur santé du Grand Est
- Lieu
- Campus nextmed, Strasbourg
- Secteurs
- Biotech, medtech, e-santé
- Prérequis
- Preuve de concept technique réalisée
- Réponse
- Trois semaines en moyenne
Un incubateur sectoriel adossé au réseau Quest for change
Quest for health est l’incubateur du Grand Est dédié aux start-up de santé : biotech, medtech et e-santé. Il est né à l’initiative du réseau d’incubateurs Quest for change, présent à Reims, Strasbourg, Metz, Charleville-Mézières, Épinal et Mulhouse. Lancé en décembre 2022, il s’est installé en 2023 dans le bâtiment eXplora du campus nextmed, le campus des technologies médicales de Strasbourg.
Il accompagne des projets dès leur sortie d’un laboratoire public ou privé, mais aussi des start-up qui ont déjà levé des fonds. L’objectif affiché est de les mener jusqu’au premier chiffre d’affaires ou à une levée plus importante, jusqu’à la série A.
Qui peut candidater
Cinq conditions sont publiées. La société doit être, ou être immatriculée prochainement, dans la région Grand Est. La solution doit être innovante et répondre à un besoin médical non satisfait, avec des éléments tangibles comme une propriété intellectuelle ou des partenariats. Une preuve de concept technique doit être réalisée : l’incubateur précise qu’il n’accompagne pas les stades d’idéation. Le porteur doit être, ou prévoir d’être, à temps plein sur le projet, et l’équipe doit réunir des profils complémentaires.
Pour être suivi par Quest for health, il faut aussi être incubé dans l’un des incubateurs territoriaux du réseau : Innovact à Reims, Quai Alpha à Épinal, Rimbaudtech à Charleville-Mézières, The Pool à Metz ou SEMIA à Strasbourg et Mulhouse. La start-up bénéficie alors d’un double suivi, territorial et sectoriel.
Les trois niveaux d’accompagnement
La Starter Class est une incubation collective de 3 mois, à raison de 2 jours d’ateliers par semaine, pour 10 projets au plus et 3 promotions par an. Elle sert à valider le marché, la stratégie de mise sur le marché, le modèle économique et la feuille de route. Elle est gérée par les incubateurs territoriaux du réseau.
L’incubation individuelle repose sur un chargé d’affaires dédié selon le domaine d’activité, pour une durée adaptée au projet : stratégie globale, stratégie de financement, mises en relation commerciales et accès aux investisseurs. Depuis janvier 2025, un parcours spécifique aux start-up biotech-pharma est proposé avec Landmark BioVentures AG.
Après l’incubation, les anciens restent dans la communauté via la plateforme Le Club et des clubs métier (finance, communication, réglementaire, industrialisation, informatique).
Le volet financement
L’incubateur aide à construire un plan de financement et à séquencer les aides non dilutives. Il peut prescrire la Bourse Grand Est Startup, un apport au capital de 30 000 € avant la création. Il accompagne les candidatures au concours i-Lab, dont la subvention peut atteindre 600 000 €, et donne accès au dispositif French Tech Seed, jusqu’à 500 000 € en obligations convertibles.
Côté investisseurs, il propose des mises en relation avec des business angels, family offices et fonds, des opérations de financement participatif avec WiSEED, un référencement sur une plateforme d’investisseurs trinationale et des revues de portefeuille avec de grands comptes.
Ce que disent les chiffres
Le site revendique 65 start-up accompagnées, 180 millions d’euros levés depuis 2022, 26,3 millions d’euros de chiffre d’affaires générés et un taux de survie de 90 % à cinq ans. 40 % des start-up viennent de l’extérieur du Grand Est. Parmi elles, l’incubateur compte 20 lauréats du concours i-Lab, 9 d’i-Nov et 7 de l’EIC Accelerator. Superbranche, à Strasbourg, a levé 13 millions d’euros.
Des bureaux et des laboratoires peuvent être loués sur le campus nextmed, où sont aussi installés BioValley France, Gepromed et l’Inserm. Les incubateurs du réseau proposent des postes en open space ou en bureau individuel.
Notre avis
Quest for health convient à une équipe de santé déjà dotée d’une preuve de concept technique, prête à s’immatriculer dans le Grand Est et à travailler à temps plein sur une levée de fonds. Il ne convient pas à une idée encore au stade de la réflexion, à un fondateur seul à temps partiel, ni à un projet qui ne veut pas s’implanter dans la région.