Software République : accélérateur industriel de la mobilité
- Membres
- 6 industriels européens
- Convention
- 6 mois, renouvelable sans limite
- Prix
- Sans prise de capital
- 2021-2026
- 35 startups, 18 contrats signés
Six industriels autour de la mobilité
Software République est née en avril 2021. Elle réunit six groupes européens : Atos, Dassault Systèmes, JCDecaux, Renault Group, STMicroelectronics et Thales. Leur objectif affiché est de codévelopper puis d’industrialiser des solutions de mobilité intelligentes, durables et sécurisées.
Les projets se rangent dans quatre thèmes : la mobilité augmentée, l’énergie et la durabilité, la cybersécurité et la résilience, la sécurité et le bien-être. L’accélérateur de startups a été lancé à partir de l’incubateur initial de l’écosystème. Le site indique une adresse au 128 rue la Boétie, à Paris.
Un accélérateur pour startups déjà avancées
Le programme ne cible pas les idées naissantes. Il s’adresse à des startups technologiques prêtes à codévelopper des solutions industrielles : maturité technologique avancée, équipe expérimentée, références clients et capacité à lever des fonds.
Un projet est retenu s’il répond à un cas d’usage industriel réel et s’il intéresse au moins trois des membres. Il n’est pas nécessaire d’être basé en France : les startups européennes et internationales sont acceptées si le projet concerne les membres. Il n’est pas non plus obligatoire d’arriver avec un projet défini ni d’avoir déjà un contact chez un membre.
Ce que la startup reçoit, et ce qu’elle ne reçoit pas
Chaque startup a un chef de projet dédié côté Software République. Elle accède à du coaching (finance et business plan, marché, juridique, RH, pitch, UX/UI), à des ressources techniques (données industrielles, bancs de test, outils d’ingénierie, espace de travail) et à de la visibilité lors d’événements, dont VivaTech. Le site évoque un réseau de 15 000 experts.
L’accélérateur ne finance pas directement les startups. Il ne prend pas non plus de participation au capital. La valeur promise est l’accès à des projets de codéveloppement et à des contrats avec les membres.
Comment se déroule la collaboration
La démarche suit quatre étapes : une première rencontre avec présentation de la solution et signature d’un accord de confidentialité, puis une convention de collaboration, puis le codéveloppement du projet, et enfin un contrat commercial. La convention est décrite comme signée pour six mois et renouvelable sans limite ; un autre passage de la même page parle d’un accord de dix-huit mois.
La propriété intellectuelle se règle au cas par cas : selon le projet, un brevet commun peut être envisagé ou la startup peut rester seule propriétaire.
Les résultats revendiqués
Entre 2021 et 2026, l’accélérateur annonce 35 startups, 20 projets menés jusqu’au stade industriel, 18 contrats signés et un taux de conversion de 30 % du concept au contrat.
Parmi les réalisations citées : des capteurs virtuels codéveloppés avec la startup Compredict, qui prédisent l’usure des pneus et des freins par logiciel et doivent équiper plus de 10 millions de véhicules du groupe Renault d’ici 2030, et une application d’alerte anti-collision développée avec la startup Eye-Net.
Notre avis
Software République convient à une startup tech déjà structurée, avec un produit et des clients, qui cherche des contrats et des cas d’usage avec de grands industriels de la mobilité, de l’énergie ou de la cybersécurité. Un créateur au stade de l’idée, ou qui cherche un financement direct, n’y trouvera pas ce dont il a besoin.