Bond’innov à Paris : programmes start-up entre Europe et Afrique
- Bureaux
- Paris, Dakar, Casablanca
- Création
- 2011, dans l’Est parisien
- Parcours
- 5, de l’initiation à l’international
- Prêts d’honneur
- Fonds de 2,1 M€
Une ONG qui travaille entre la France et l’Afrique
Bond’innov a été fondée en 2011 par des structures publiques et privées de l’Est parisien. Son objectif de départ : développer l’innovation dans les quartiers et inclure les entrepreneurs des diasporas africaines installés en France.
Elle se présente aujourd’hui comme une ONG internationale qui fonctionne à la fois comme accélérateur de start-up et comme bureau de conseil et d’études. Elle a trois bureaux : Bond’innov Europe au Cargo, à Paris 19e, Bond’innov Afrique à Dakar et Bond’innov Méditerranée à Casablanca.
Point important pour un créateur : Bond’innov met en œuvre des programmes sur commande, financés par des bailleurs publics ou privés. L’accompagnement passe donc par ces programmes, chacun avec son public et son calendrier.
Cinq parcours selon la maturité du projet
Le site décrit cinq parcours types, combinables selon le profil. Le parcours Initiation, collectif, s’adresse aux néophytes. Le parcours Émergence aide un entrepreneur débutant à tester la faisabilité de son projet et à aboutir à un business model éprouvé.
Pour les projets plus avancés, le parcours Investment readiness prépare une levée de fonds d’amorçage ou de capital-risque. Le parcours Internationalisation se divise en trois étapes : préparation, test d’un pays-marché en learning expedition, puis aide à l’implantation (soft landing). Un cinquième parcours vise les diasporas africaines qui veulent entreprendre avec ou dans un pays d’Afrique.
L’association revendique 52 modules de formation. Ses incubés ont un accès libre à la Bondibox, une base de plus de 150 documents organisée en 8 chapitres, du cadrage stratégique à l’organisation de l’équipe.
Des prêts d’honneur pour l’amorçage
Bond’innov indique avoir monté des fonds de prêts d’honneur pour un total de 2,1 M€, avec la Caisse des dépôts, IGEU, Sanofi, Air France, Revital’emploi, l’IRD et l’AFD. Elle cite aussi des subventions contraintes et des bourses digitales comme autres outils de financement d’amorçage.
Les programmes en cours
Le site liste quatre programmes en cours : SEADE (2024-2026), CATAL1.5°T, une pré-accélération au Sénégal et en Côte d’Ivoire (2024-2025), IYBA-SEED (2024-2026) et un programme de co-incubation franco-comorien (2024-2025).
Ce dernier illustre le fonctionnement : financé par Expertise France sur 15 mois, il accompagne des entrepreneurs de la diaspora comorienne, en idée ou déjà installés, qui veulent développer leur activité aux Comores. Bond’innov s’en charge avec Innov’Lab, l’incubateur de la CCI des Comores, par un suivi individuel et des formations collectives.
Parmi ses références, Bond’innov cite aussi Meet Africa, pour les projets des diasporas, et Level up quartier, pour l’entrepreneuriat en banlieue. Depuis le 14 mai 2024, elle détient 20 % d’Enrich in Africa Center, une structure basée au Cap qui fédère des acteurs de l’innovation européens et africains.
Comment entrer dans un programme
Le site ne présente pas de formulaire de candidature permanent. Bond’innov invite les entrepreneurs à suivre ses réseaux sociaux pour connaître ses appels à candidatures, et propose une page contact pour les autres demandes.
Notre avis
Bond’innov convient à un entrepreneur dont le projet a une dimension africaine ou internationale, notamment issu des diasporas, et à des projets à impact économique et social. Un créateur qui cherche un incubateur local avec des promotions régulières et un accès direct devra guetter les appels à candidatures, car tout passe par des programmes à durée limitée.