Coopaname à Paris : CAE, CAPE, contribution et intégration
- Siège
- Paris 20e
- Membres
- Près de 500 personnes
- Contribution
- 30 €/mois + 13,5 % de la marge brute
- Intégration
- Promotion, 6 mois de rendez-vous
Une coopérative de travail multi-activités
Coopaname est une Scop créée en 2004, dont le siège est rue Albert Marquet, dans le 20e arrondissement de Paris. Elle rassemble près de 500 personnes, à des stades différents de développement de leur activité, seules ou en groupe. La coopérative indique compter des membres de Belleville jusqu’aux côtes bretonnes et à l’Occitanie.
Les métiers vont du graphisme au paysagisme, en passant par le conseil, la formation ou l’informatique. Une même personne peut exercer plusieurs activités sous la même structure. Une équipe de 38 personnes gère la comptabilité, les affaires sociales et l’accompagnement.
Coopaname se décrit comme une « mutuelle de travail associé ». Elle ne se voit pas comme un sas avant l’entreprise individuelle, mais comme une entreprise commune où l’on peut rester durablement. Elle est agréée entreprise solidaire d’utilité sociale (ESUS) et certifiée Qualiopi pour son activité de formation.
Qui peut entrer
La coopérative ne sélectionne pas les projets sur leur plan d’affaires. Elle vérifie deux points : que l’activité peut être couverte par une assurance responsabilité civile professionnelle, et que ses principes ne contredisent pas ceux de la coopérative.
Certaines activités sont exclues : les professions réglementées comme expert-comptable, avocat ou architecte, les activités à réglementation lourde comme agent immobilier, les franchises, les fonds de commerce et les pratiques ésotériques. Une équipe qui entre à plusieurs doit avoir le même statut pour tous : il n’est pas possible d’employer des salariés.
Le parcours d’intégration
Tout commence par une réunion d’information collective. Le site en annonce plusieurs par mois, à Paris ou en visioconférence. Viennent ensuite des rendez-vous individuels pour vérifier que le projet est compatible avec le cadre de la coopérative.
Vous rejoignez alors une « promotion » de nouveaux entrants. Après la signature de votre assurance et de votre contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE), la promotion se retrouve une fois par mois pendant six mois pour des échanges et des ateliers. Après ce parcours, les ateliers, les collectifs métiers et les échanges avec l’équipe restent ouverts.
Pendant le CAPE, vous gardez votre statut et vos éventuelles indemnités, par exemple comme demandeur d’emploi, étudiant ou retraité. Vous facturez avec le numéro SIREN de la coopérative et vous pouvez répondre à des appels d’offres. Une cotisation mensuelle à l’Urssaf vous couvre en cas d’accident du travail. Quand la trésorerie de votre activité le permet, vous signez un CDI et devenez entrepreneur salarié.
Ce que coûte la coopérative
Le chiffre d’affaires hors taxes de votre activité est converti en salaire. Avant cela, la coopérative prélève une contribution fixe de 30 € par mois, dont sont exonérées les personnes aux minima sociaux, et une contribution variable de 13,5 % de la marge brute. Les cotisations patronales et salariales sont ensuite payées.
En fin d’année, les activités bénéficiaires alimentent aussi un pot commun qui finance les mécanismes de solidarité. Une simulation chiffrée est présentée lors de la réunion d’information.
Pour un entrepreneur déjà installé
Un indépendant ou un dirigeant de société peut transférer son activité à Coopaname. Les rendez-vous individuels servent à régler les détails : avenants aux contrats en cours, prévisionnel pour fixer la date du premier salaire, intégration éventuelle du matériel déjà acheté.
Les associés élisent le conseil d’administration pour trois ans, renouvelables une fois. Tout salarié de la coopérative a vocation à en devenir associé.
Notre avis
Coopaname convient à une personne qui veut facturer une activité de service, d’artisanat ou de conseil sans créer de société, et qui cherche un collectif durable plutôt qu’un simple test. Les professions réglementées, les franchises et les projets qui prévoient d’embaucher des salariés n’y ont pas leur place.